L’éducation nationale serait-elle en train de faire sa mutation ? Les académies de France sont en effet présentes sur Twitter. Quinze académies sur 30 ont un compte Twitter actif une académie sur deux, c’est plutôt un très bon pourcentage si on le compare à celui des municipalités par exemple qui en sont à 30 % pour les 50 plus grandes villes. Doit-on y voir l’impulsion du ministère de tutelle ?
Le ministère de l’éduction nationale possède en effet son compte Twitter. Il est facile d’imaginer l’impulsion donnée par une hiérarchie pour ouvrir un compte sur un réseau social comme Twitter. Il apparaît en effet comme un acteur moteur dans sa “communauté” sur Twitter, il suit chacune de ses académies et diffuse toute information utile à la vie de l’éduction nationale.
La nature des tweets témoigne de l’actualité de chaque académie, et de toute matière traitant de l’école dans leur zone. Le contenu est autant informationnel que communicatif. La densité de tweet, supérieure à 2 par jours en moyenne, caractérise de la fréquence de la communication via Twitter. Cela semble devenu un mode de communication quotidien pour traiter des actualités de leur territoire académique.
Les académies sont sur Twitter pour communiquer mais également pour se tenir informer. L’information est avant tout pratique et peu sensible. Parmi les comptes qu’elles suivent il s’agit principalement de leurs pairs, sur l’ensemble du territoire et pas seulement les académies voisines. Les académies suivent également les structures qui peuvent intervenir dans leur vie. Le ministère de tutelle, une personnalité en charge de la réforme des lycées comme Richard Descoing, des structures émanant de leur ministère par exemple Educasource, une base de donnée des ressources numériques en ligne. Elles sont également intéressées pour suivre des structures comme la documentation Française ou toute autre organisation avec qui elle s ont l’habitude de travailler ou avoir recours. Elles suivent également les comptes de leur ville ou de leur région lorsqu’elles existent.
En revanche on peu constater qu’elles suivent très rarement des individus, bloggeur ou autre ayant une notoriété en matière d’éducation nationale. Cela peut traduire une frilosité en matière de curiosité sur tout ce qui n’est pas officiel ou tamponné « approuvé par l’éducation nationale » il se peut également que Twitter soit un outil de communication officiel entre institution et autre structure publique et que dans la lignée du devoir de réserve, les académie s’interdisent à titre officiel de suivre telle ou telle personnalité ou organisation sous le compte Twitter officiel de leur académie.
Cette restriction n’est pas mauvaise en soit et témoigne d’une réflexion sur la présence et le rôle de chacun sur Twitter.
Le résultat est plutôt efficace puisque la communication et les informations sont lisibles et répondent à une ligne directrice unifiée, et surtout la fréquence des tweet et le nombre d’abonné pour des comptes ouverts en septembre permettent d’y voir un fil d’information qui se déploie via l’effet du réseau.
Les académies sont donc non seulement présentes sur Twitter, mais l’étude sur la nature et la fréquence de ces Tweets permet d’observer que les académies ont bien perçu toutes les opportunités liées à Twitter à opérer une vrai communication en réseau. Chaque académie est en mesure de savoir ce que fait l’autre, sans passer par une hiérarchie verticale traditionnelle. C’est ce que l’on appelle une communication en réseau.
Liens :
http://twitter.com/EducationFrance
http://www.education.gouv.fr/cid28520/lancement-de-l-academie-en-ligne.html


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